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L'éveil de la sensation, l'expérience intime d'une femme.

On pourrait croire par la simple évocation «d’éveil de la sensation» qu’il s’agit là

de l’émergence d’une nouvelle thérapie de relaxation physique.

Pourtant, même si cela désole celles et ceux qui sont sans cesse à l’affût de thérapies prenant en compte le corps, envisagé bien entendu comme un outil, l’éveil de la sensation telle qu’elle m’est proposée par la Voie du Sentir s’avère être tout à fait autre chose.

La Voie dans laquelle j’évolue est une voie sensitive, sensible, s’enracinant dans

la sensation de mon propre corps physique. Une expérience intérieure profondément intime.

Mon corps physique est le lieu du Vivant. Là, dans le silence de moi-même j’éveille

la sensation de mon corps charnel.

Étonnement pour moi, l’éveil volontaire de la sensation me conduit vers un espace intime, vide de moi.

S’offre ainsi à moi, par le simple éveil de la sensation, un tout autre monde.

Un monde vierge de moi-même, vierge de mon histoire personnelle et surtout vierge

de tout ce qui appartient au monde dans lequel je vis.

Je découvre ainsi un monde autre que celui imposé depuis toujours par ma conscience psychique comme unique et sécurisant.

L’éveil de la sensation de mon propre corps a généré l’éveil d’une conscience organique, libre du mental.

Le passage d’une conscience exclusivement psychique à une conscience organique

est ainsi généré en moi. Conscience organique éminemment vivante et créatrice.

L’éveil de la conscience organique me révèle un monde où les notions de bien - de mal,

de sacré - de profane, de béni - de maudit, n’existent aucunement.

Ni la peur, ni le doute, ni même les notions de dualité, de manque et de séparation si chers

à ma conscience psychique ne sont présents là.

Je découvre par là même que ces notions qui ont déterminé ma vie,

mes actes et mes engagements, n’étaient qu’une production sournoise de ma conscience psychique, mécanique et répétitive. Rien d’autre !

Pourtant sans ce retour à mon corps et sans l’éveil de la sensation qui a généré l’éveil

de la conscience organique, ma vie durant je me serais limitée à suivre très loyalement

les commandements de ma conscience psychique.

Celle-ci aurait condamné à jamais ma vie à se réduire à mon histoire personnelle,

avec bien-entendu le lot de souffrances qu’elle produit de manière incessante.

La conscience organique, née de l’éveil de la sensation, ne peut donc en aucune façon

être assimilée à la conscience psychique ordinaire dont le chef d’orchestre est le mental.

La conscience organique me permet d’accéder peu à peu, sans effort, à une connaissance complètement ignorée par la conscience psychique de l’être humain que je suis.

En effet, dans mon monde intérieur, rien n’est jamais déterminé,

mais tout se révèle sans cesse.

De plus, rien de ce qui appartient à ce monde et qui se manifeste à moi ne peut être considéré comme ma propriété.

Tout le savoir acquis et accumulé tout au long de ma vie se révèle là, être non seulement sans aucune consistance, mais totalement inutile face à la Connaissance issue

de ma conscience organique.

Dans mon quotidien, celle-ci m’amène de manière très efficace à faire ou à ne rien faire, libre de tout devoir.

Enfin, la conscience organique me protège des errances de ma conscience psychique.


Auteur : Nadia Djezeri

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