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Une femme, un être qui génère et protège la vie.

Je m’autorise à écrire à la suite d’un acte barbare qui a eu lieu au Honduras,

lors de la Biennale d’Amérique Centrale d’Art Visuel 2007. Ainsi, il fut proposé à 6 artistes d’exposer leurs œuvres d’art.

L’un d’eux, Guillermo Habacus Vargas, l’incarnation de la pire monstruosité humaine

sur la terre, a présenté un chien qu’il a laissé mourir de faim pendant l’événement,

comme une œuvre d’art.

On a donc laissé mourir de faim, et ce à la vue de tous, cette vie innocente,

comme si la mort d’un pauvre chien était un voyeurisme morbide tout à fait normal,

naturel et surtout acceptable. Une horreur insupportable présentée comme un show médiatique…

Il suffisait juste de regarder et à la limite d’applaudir.

Horreur - monstruosité - barbarie qui se vit aujourd’hui, au vingt et unième siècle

et que l’on s’autorise à nommer « Art » !!! Et cela, cautionné d’une part par des milliers de personnes ayant vu l’exposition,

ces milliers de personnes qui se sont intéressées aux œuvres présentées

sans porter aide au chien agonisant, et d’autre part, par ces responsables de l’exposition d’une cruauté inhumaine ayant permis cet acte immonde. Ce qu’ils ont commis témoigne d’une cruauté et d’une barbarie sans égale.

Jusqu’où la monstruosité humaine va-t-elle encore aller ?

Aussi je me demande qui est donc ce soi-disant « artiste », nommons le plus justement

ce »monstre », pour disposer et décider du droit de vie et de mort sur ce chien.

Et qui sont ses complices qui autorisent cet acte atroce, insupportable, dans leur galerie d’art.

Qui, qui sont-ils ?

La seule réponse qui me vienne est que ce sont des créatures monstrueuses

que l’on nomme communément sur la planète Terre : « hommes ». « Hommes » dont le passe-temps favori est : tuer la vie, comme ils viennent encore

de le faire avec la vie de ce chien sans défense… Immonde. Peu leur importe de massacrer, de tuer la vie, si cela permet d’attirer l’attention

et la renommée sur eux.

Sachez, « hommes », que je n’ai aucun espoir, ni face à votre monde, ni face

à votre barbarie, mais jamais, au grand jamais, je ne serai votre complice, simplement

parce que je suis « femme ».


Nadia Djeziri

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